Qui sommes-nous?

Le Programme Etudier PL a pour objectif d'informer les jeunes francophones sur les possibilités d'étudier en Pologne. Notre ambition est d'apporter aux lecteurs de ce site le plus d’informations possible sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique en Pologne. Bref, nous voulons vous faire découvrir leurs richesses: tradition, modernité, innovation, compétence et expérience.

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Etudier Visiter PL présent au Salon Européen de l'Education, Paris, 24-27 novembre 2011

Le programme Etudier Visiter PL avec Le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur de la République de Pologne organisent la présence polonaise au Salon Européen de l’Education (Porte de Versailles, Paris-Expo). Sur le stand polonais dans le village international du Salon les 14 grandes écoles les plus réputées de Pologne (universités, écoles d’ingénieurs, du commerce, d’économie et d’agronomie)  vont se présenter devant le public français, européen et international.

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Etudier Visiter PL coorganisateur de la Conférence

Le Centre d'Études sur l'Actuel et le Quotidien de la Sorbonne (CEAQ) a accueilli le 29 et le 30 mars 2010 lors du colloque: « La postmodernité et ses multiples facettes »- la délégation de chercheurs polonais.  Dans l’histoire de ce laboratoire c’est la première grande rencontre scientifique franco-polonaise.

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Ambasada



Expressions du réalisme socialiste dans les lettres et les arts en Pologne

22éme édition de la Semaine polonaise de Toulouse, 25-29 mars 2013

L’édition 2013 propose une rencontre des arts autour du réalisme socialiste, devenu une doctrine esthétique officielle en vigueur en U.R.S.S. à partir de 1934, étendue après 1945 aux pays soumis à son hégémonie politique, dont la Pologne.

Kinga Joucaviel, maître de conférence à la section polonaise de l'Université Toulouse II-Le Mirail et responsable scientifique de ces événements qui comprennent les expositions, les projections des film et surtout un colloque scientifique (28-29 mars 2013) écrit:

"Le réalisme socialiste exige de l’artiste une représentation véridique, historiquement concrète de la réalité qui doit contribuer à la transformation idéologique et à l’éducation des travailleurs dans l’esprit du socialisme. Son statut d’unique méthode de création va de pair avec le statut d’instrument idéologique développé par la propagande du parti communiste. Les postulats de la conformité de la vision du monde avec les thèses du marxisme, privilégiant la thématique du travail et de la tradition du mouvement ouvrier, se révèlent à travers l’art pompeux, sinon pompier : peinture emphatique, sculpture monumentale, affiche propagandiste, architecture grandiose, littérature édifiante et militante, musique exhortant le chant de masse et cinématographie glorifiant les héros du peuple.

Aujourd’hui, presqu’un quart de siècle après la chute du communisme et après la disparition de la censure imposée par le régime totalitaire, il est possible de poser un regard distancié et critique sur cette période durant laquelle tant les artistes que les institutions culturelles – musées, théâtres, cinémas – étaient soumis à la surveillance du Parti.

Comme ce contrôle s’étendait sur l’ensemble de la création artistique, le programme de l’édition 2013 comprendra, en plus des journées d’études dont l’objectif consistera à analyser le concept du réalisme socialiste, l’illustration du phénomène par différents modes d’expression artistique : peinture, sculpture, littérature, musique, film documentaire et de fiction, mais aussi architecture, arts urbains, affiches et couvertures de magazines.

Le domaine qui a subi l’influence drastique de ce diktat, officiellement annoncé lors du Congrès des Écrivains polonais en 1949 à Szczecin, est la littérature. Le canon du « socrealizm » s’est introduit dans les œuvres des auteurs les plus remarquables, appelés par Staline ingénieurs de l’âme humaine, qu’ils soient romanciers comme Ścibor-Rylski, Kazimierz Brandys, Tadeusz Konwicki, ou poètes comme Leopold Lewin, Adam Ważyk, Władysław Broniewski...

Du fait de l’impact puissant exercé par l’image, les arts visuels étaient une source de propagande particulièrement exploitée. Il s’agissait le plus souvent des portraits de leaders du parti, des scènes de la vie et du travail des ouvriers et des paysans. Cependant, malgré le caractère apologétique de la doctrine, on déchiffre chez certains artistes l’influence du cubisme et du postimpressionnisme.

De son côté, l’architecture «socrealistyczna» renouait avec le classicisme ; principe de symétrie, ampleur somptueuse, colonnades et pilastres monumentaux, vastes artères, places étendues avec statue du héros prolétaire au centre, cités prétendument fonctionnelles (cf. palais de la Culture, place du Sauveur à Varsovie, cité de Nowa Huta, près de Cracovie).

Quant à la musique, elle devait être mélodieuse et accessible au peuple. Les « cantates » étaient les plus appréciées et c’est bien sûr le texte qui était porteur des messages populistes et idéologiques. Plusieurs compositeurs, Sygietyński, Lutoslawski, Szpilman, Panufnik créaient dans cette veine, mais pour certains, Tadeusz Baird, Kazimierz Sercki ou Jan Krenz, l'adhésion à ce courant est devenue "l'infâme épisode" de leur vie.

Rien d’étonnant aussi à ce que le cinéma, art le plus médiatique et le plus populaire, soit devenu un instrument favori de propagande. Pour autant, le canon du «socrealizm» qui s’est immiscé dans les œuvres des cinéastes polonais les plus remarquables, tels qu’Aleksander Ford, Andrzej Munk, Jerzy Kawalerowicz ou Andrzej Wajda, n’a pas réussi à altérer la valeur artistique de leurs films."

Etudier PL participera à la Semaine Polonaise de Toulouse et préparera une relation écrite, photographique et filmée. Pour l'instant, nous félicitons les organisateurs pour leur magnifique initiative!

Programme sur le site de l'Université Toulouse II - Le Mirail: http://www.univ-tlse2.fr/accueil-utm/infos/pratique/agenda/socrealizm-semaine-polonaise-227574.kjsp?RH=ACCUEIL